Accompagnement familial – l’improvisation comme levier de changement
Accompagnement familial – quand l’improvisation devient un levier de changement Cet article illustre, à travers une situation concrète, comment l’ajustement dans le moment et l’improvisation permettent d’initier un accompagnement autour des émotions et des interactions dans la famille. Il y a des moments où rien ne se passe comme prévu. Je devais rencontrer une maman pour parler d’objectifs, en remplaçant une collègue en arrêt de travail. Je ne savais rien de la situation. Et pourtant, ce qui s’est joué ce jour-là m’a amené à réfléchir autrement à ma pratique : à l’improvisation, à la régulation émotionnelle… et aux liens avec l’hypnose conversationnelle. Dans mon travail d’intervenant socio-éducatif à Histoires de PARENTS (Vaud), j’accompagne quotidiennement des familles dans des situations où les tensions du quotidien, la fatigue et les émotions prennent parfois le dessus. Dans ces moments, je m’appuie sur mes repères socio-éducatifs, tout en laissant une place à ce qui se joue dans le corps, les émotions et la relation. Une situation ordinaire… sous tension J’arrive à 12h45.Je suis invité au salon. En passant par la cuisine, j’aperçois le repas déjà prêt sur la table, qui attend les enfants. Deux enfants, de 3 et 5 ans. Au début, ils se cachent. Cela permet à la maman et à moi de faire les présentations, et d’aborder brièvement le but de l’entretien : fixer des objectifs pour l’accompagnement. Puis, soudain, des pleurs. Le garçon a frappé sa sœur. Elle est inconsolable. La maman essaie tout : la prendre dans les bras la distraire gronder son fils… Mais rien ne fait effet. Mon hypothèse : les enfants ont faim, et la petite est fatiguée — deux facteurs fréquents dans les situations de tensions et de débordement émotionnel chez les enfants. Je suggère de passer à table. Ce n’est pas ce que je fais habituellement en entretien. Ne pas chercher à “gérer”… mais à déplacer Les enfants sont installés à table. La maman reste centrée sur sa fille en pleurs. Elle tente encore de la calmer, sans succès. Je lui propose de s’asseoir avec nous. Le garçon commence à manger. Je remarque les guitares accrochées au mur dans la cuisine. Je demande qui en joue. La maman me dit qu’elle en jouait avant, il y a longtemps. Aujourd’hui, elles ne servent plus que de décoration. Je lui demande si je peux en prendre une. Elle accepte. Je prends une guitare. Je l’accorde. Je joue. Quelques accords seulement, et quelque chose change. La petite se calme et elle mange. Le climat s’apaise. C’est curieux. Je n’ai jamais fait cela en entretien avant. C’est spontané. Ce n’est pas une intention. Ce n’est pas pensé comme une technique. Et pourtant, avec le recul, l’effet peut se décrire en termes plus « techniques » :il s’agit d’un déplacement de l’attention et de l’état émotionnel. S’appuyer sur le moment présent À partir de là, nous avons un moment de conversation « normale », durant lequel je propose des ajustements très simples. J’invite la maman à dire ce qu’elle ressent maintenant que la situation s’est apaisée et que cela se passe bien. Elle dit aux enfants : « Je me sens bien, apaisée. Je suis contente. » J’explique que cela peut motiver ses enfants si elle valorise les comportements positifs. Et je rajoute que, dans le stress du quotidien, on oublie souvent de valoriser ce qui se passe bien chez les enfants. Le grand réclame son dessert. Il s’ensuit un échange sur les habitudes. Ici, les enfants ont toujours un dessert quand ils finissent leur assiette. Je raconte que, dans certaines autres familles, le dessert est donné quand les enfants se sont bien comportés. Madame écoute de manière intéressée. Je ne lui dis pas comment elle doit faire. Mon intention est d’ouvrir sur d’autres possibles et de questionner les règles implicites. S’ajuster à la situation Au bout d’un moment, la petite recommence à pleurer. Elle n’arrive pas à finir son assiette. Je partage mon hypothèse : elle est fatiguée ? Madame répond : « Oui, c’est l’heure de la sieste. D’habitude, elle s’endort dans la poussette quand j’amène son frère à la gym. » Je lui dis que, si elle veut, on peut se promener un peu avec la poussette avant d’aller au bus ensemble. Elle trouve que c’est une bonne idée. Là encore, je me surprends de proposer une autre manière de poursuivre notre « entretien ». Ensuite, elle s’occupe de préparer la petite et me laisse avec le grand. Je lui propose de débarrasser et de nettoyer la table, ce qu’il fait avec plaisir. On retourne au salon. La petite s’est endormie sur le canapé. Le garçon commence à jouer, pendant que sa maman lui met sa veste et son pantalon. Finalement, on décide de rester encore un moment.La petite dort.Le garçon joue tranquillement. À un moment, il s’approche de sa sœur, un peu taquin. On lui dit de la laisser tranquille, de profiter pour jouer. Il repart jouer. Madame le valorise. Je fais remarquer à la maman combien ces moments de calme peuvent faire du bien. Derrière la scène : des parents épuisés La maman me répond que c’est vrai. Qu’ils sont souvent stressés. Et qu’il y a aussi beaucoup de « discussions » avec son mari. Je vérifie : « Des disputes ? » Elle confirme. Elle m’explique leur quotidien. Le père rentre du travail épuisé. Il travaille sur les camions poubelles. En rentrant à la maison, il n’aurait qu’une envie : prendre un bon bain et se reposer. Mais il doit s’occuper des enfants. La maman part travailler à 18h, pour faire des nettoyages dans une garderie. Elle rentre vers 22h, et souvent les enfants ne dorment pas encore. Le père est épuisé, démuni. Je lui dis : « Mais quelle vie… Vous ne vous voyez donc pas ? Vous n’avez plus de vie de couple ? » Elle me répond : « Si, le week-end… mais là aussi c’est compliqué avec les enfants. » C’est là que je me dis qu’il y a quelque
L’hypnose comme outil de régulation émotionnelle
L’hypnose comme outil de régulation émotionnelle face à l’anxiété L’anxiété fait partie des émotions les plus fréquemment rencontrées dans les accompagnements thérapeutiques ou même en socio-éducation. L’hypnose peut constituer un outil particulièrement intéressant pour apprendre à réguler ces états émotionnels. Une anxiété souvent incontrôlée Dans ma pratique d’accompagnement, je rencontre souvent des personnes qui décrivent une difficulté à réguler certaines émotions, en particulier l’anxiété. Elles disent par exemple : « Je sais que ma réaction est excessive, mais je n’arrive pas à la contrôler. » Ce décalage entre ce que l’on comprend rationnellement et ce que l’on ressent réellement est bien connu en psychologie. Les émotions ne se régulent pas essentiellement par la réflexion consciente. Elles impliquent des processus automatiques, corporels et souvent implicites. C’est précisément par rapport à ces aspects que l’hypnose est un outil intéressant et peut s’avérer particulièrement efficace. L’hypnose et la régulation des émotions Certaines recherches récentes en neurosciences et en psychologie expérimentale suggèrent que l’hypnose modifie notamment des processus impliqués dans l’attention, la perception et la régulation émotionnelle. Plusieurs études d’imagerie cérébrale ont montré que l’état hypnotique s’accompagne notamment de modifications d’activité dans des régions cérébrales impliquées dans le traitement des émotions, comme le cortex cingulaire antérieur ou l’insula. Ces régions jouent un rôle important dans l’intégration entre sensations corporelles, attention et expérience émotionnelle. Autrement dit, l’hypnose semble faciliter la réorganisation temporaire de l’expérience subjective. Cela permet à la personne sous hypnose d’explorer différemment certaines sensations ou émotions. Cela ne signifie évidemment pas que l’hypnose « efface » les émotions. En revanche, elle peut aider à modifier la manière dont elles sont vécues, interprétées ou régulées. Je pense à l’accompagnement récent d’une femme en situation de burn-out. Rien que l’idée de retourner sur son lieu de travail et de parler avec sa cheffe et ses collègues déclenchait chez elle une réaction émotionnelle et corporelle très difficile à vivre. Sous hypnose, elle est devenue capable d’explorer cette situation autrement. Après l’induction, je l’invite d’abord à trouver un lieu de sécurité intérieur, un espace qui lui permet de se sentir suffisamment stable pour l’exploration qui va suivre. Elle y trouve les ressources intérieures et symboliques dont elle a besoin. Lorsqu’elle me signifie que tout est en place, je l’invite à se projeter dans la scène : elle retourne sur son lieu de travail. Je lui demande simplement de me décrire ce qui se passe pour elle. Elle me raconte alors comment elle entre dans l’entreprise, croise des collègues, se dirige vers le bureau où sa cheffe l’attend. Elle lui parle, puis échange avec ses collègues. Mais cette fois-ci, la scène est vécue avec un calme intérieur, une sensation de stabilité et même une certaine curiosité. Cette expérience ne signifie pas que l’anxiété disparaît instantanément une fois l’état hypnotique terminé. En revanche, elle peut permettre à la personne de faire l’expérience qu’une autre réaction émotionnelle est possible face à une situation habituellement anxiogène. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce type d’expérience est que la situation reste la même. Ce qui change, c’est la manière dont elle est vécue. Dans cet état particulier d’attention qu’est l’hypnose, l’expérience n’est généralement pas vécue comme un simple exercice d’imagination volontaire. Les suggestions peuvent être ressenties de manière beaucoup plus immersive, comme dans un rêve ou dans un souvenir très vivant. Sous hypnose, la situation peut être vécue comme réelle sur le plan émotionnel et perceptif. Cette expérience peut montrer à la personne qu’une autre réaction émotionnelle est possible face à une situation habituellement anxiogène. Ce que disent les études sur l’anxiété La littérature scientifique suggère que l’hypnose peut être utile dans la réduction de l’anxiété, notamment dans plusieurs contextes : anxiété médicale ou préopératoire anxiété liée à la douleur anxiété généralisée ou stress chronique accompagnement de certaines phobies Des méta-analyses indiquent que l’hypnose peut produire des effets modérés mais significatifs sur la réduction de l’anxiété, surtout lorsqu’elle est intégrée dans une approche thérapeutique plus large. Autrement dit, l’hypnose n’est généralement pas considérée comme une solution « magique », mais plutôt comme un outil complémentaire qui peut renforcer certains processus thérapeutiques. Observer plutôt que lutter contre l’émotion Dans ma pratique, je n’utilise pas l’hypnose pour « supprimer » l’anxiété. C’est dans l’hypnose que le client trouve sa solution pour faire avec cette émotion, pour la transformer ou qu’il arrive à la laisser partir. La peur est une émotion utile. En elle-même, elle n’est ni mauvaise, ni bonne. Elle signale un danger, mobilise l’attention et prépare l’organisme à agir. La difficulté apparaît lorsque la réaction devient excessive, chronique ou mal adaptée à la situation, ou lorsque l’événement déclencheur est mal évalué. L’hypnose permet souvent d’explorer une autre relation à cette émotion. Dans cet état d’attention focalisée et de détente, certaines personnes découvrent qu’elles peuvent observer leur anxiété différemment, lui donner un autre sens ou mobiliser des ressources internes qu’elles n’utilisent pas spontanément dans leur état habituel. Il arrive aussi que l’hypnose facilite l’apprentissage de stratégies de régulation émotionnelle : respiration, modulation de l’attention, activation d’états internes plus stables. Ces compétences peuvent ensuite être utilisées dans la vie quotidienne. L’importance du corps dans la régulation émotionnelle Un aspect qui me paraît particulièrement intéressant est la dimension corporelle de l’hypnose. Les émotions ne sont pas seulement des pensées. Elles se manifestent aussi dans le corps : respiration, tension musculaire, rythme cardiaque, posture. L’état hypnotique favorise souvent une reconnexion à ces sensations corporelles, ce qui peut aider à intervenir plus directement sur certains mécanismes physiologiques du stress. Cela rejoint d’ailleurs d’autres approches psychocorporelles qui mettent en avant l’importance du corps dans la régulation émotionnelle. L’hypnose comme un outil parmi d’autres Il me paraît important de rappeler que l’hypnose n’est pas une méthode magique, ni universelle. Certaines personnes y répondent très bien, d’autres moins. Dans la pratique clinique, l’efficacité dépend aussi de nombreux facteurs : la relation thérapeutique, la motivation de la personne, la pertinence des objectifs ou encore le contexte de vie. Pour cette raison, je considère l’hypnose comme un outil parmi d’autres, que j’intègre
Hypnose thérapeutique : accéder à ses ressources intérieures
Hypnose thérapeutique : accéder à ses ressources intérieures Lorsqu’on parle d’hypnose thérapeutique, beaucoup imaginent encore une forme de prise de contrôle de l’esprit. Dans la pratique clinique, l’expérience ressemble pourtant souvent à tout autre chose : un déplacement de l’attention qui permet d’accéder à des ressources déjà présentes dans l’expérience de la personne. Lorsque les personnes viennent consulter, elles arrivent généralement avec un problème qui semble occuper toute la place : de l’anxiété, une habitude difficile à changer, un manque de confiance ou une difficulté relationnelle. Pourtant, ces mêmes personnes possèdent déjà, quelque part dans leur histoire et dans leur expérience, des moments de calme, de clarté, de confiance ou de capacité d’agir. Elles ont vécu des situations dans lesquelles leurs compétences ou leurs ressources ont pu s’exprimer. Très souvent, le problème n’est donc pas l’absence de ressources. Le problème est plutôt qu’un certain mode de fonctionnement s’est installé et se répète automatiquement, même lorsqu’il ne correspond plus à ce que la personne souhaiterait vivre. L’hypnose thérapeutique et le déplacement de l’attention Dans cette perspective, l’hypnose thérapeutique consiste moins à créer quelque chose de nouveau qu’à rendre accessibles des ressources déjà présentes. On pourrait imaginer l’esprit comme une sorte de salle de contrôle remplie d’interrupteurs. Certains activent l’inquiétude, d’autres le calme. Certains déclenchent l’hésitation ou le repli sur soi, d’autres la détermination et la confiance. Avec le temps, certaines séquences deviennent habituelles : face à une situation donnée, le même « bouton » est activé presque automatiquement. Une séance d’hypnose peut alors permettre de déplacer l’attention vers d’autres dimensions de l’expérience et d’ouvrir l’accès à des réponses alternatives. Retrouver des ressources déjà présentes Il arrive souvent qu’au cours d’une séance une personne dise, avec une certaine surprise : « J’avais oublié que je pouvais me sentir comme ça. » Ou encore : « Ça me ressemble davantage. » Ces moments sont intéressants parce qu’ils donnent l’impression de retrouver quelque chose de familier, plutôt que d’adopter quelque chose d’étranger. Dans ce sens, l’hypnose ne crée pas une nouvelle identité. Elle peut plutôt permettre à une personne de retrouver des ressources qui lui appartiennent déjà, mais qui étaient devenues moins accessibles dans son fonctionnement habituel. Le rôle de l’hypnothérapeute : guider l’attention Dans ce processus, l’hypnothérapeute ressemble peut-être moins à quelqu’un qui « contrôle » l’esprit qu’à quelqu’un qui guide l’attention. Le thérapeute propose un cadre, un rythme, des suggestions, un chemin à explorer.La personne qui consulte accepte de suivre ce guide pendant un moment, un peu comme on suit un guide de montagne ou un professeur de méditation. Mais l’expérience elle-même reste toujours celle de la personne. On pourrait même dire que l’hypnose thérapeutique est une expérience co-créée : le thérapeute propose un cadre et des suggestions, et la personne mobilise son imagination, ses sensations et son monde intérieur. D’une certaine manière, le thérapeute et la personne accompagnée créent ensemble les conditions qui permettent à l’état d’hypnose d’émerger. L’état d’hypnose : une expérience d’attention particulière Dans cet état particulier d’attention et d’absorption, il devient parfois possible de vivre des expériences étonnantes : modifier la perception de la douleur, laisser émerger des images ou des souvenirs, ressentir des sensations corporelles différentes ou activer des ressources émotionnelles importantes. Ce type d’état n’est d’ailleurs pas totalement étranger à notre expérience quotidienne. On peut retrouver des formes d’absorption similaires dans la méditation, dans la musique, dans la danse, dans la course à pied, dans la contemplation de la nature ou même dans certains moments de concentration intense. L’hypnose thérapeutique propose simplement une manière structurée d’accéder à ce type d’expérience dans un contexte d’accompagnement. L’hypnose thérapeutique comme accès aux ressources intérieures C’est peut-être là que réside l’un des intérêts principaux de l’hypnose thérapeutique : permettre à une personne de se reconnecter à ses ressources intérieures et de les mobiliser pour avancer dans sa vie. Plutôt qu’une technique spectaculaire ou mystérieuse, l’hypnose peut alors être comprise comme une manière d’explorer son expérience intérieure et de redonner de la place à des capacités qui ont parfois simplement besoin d’être réactivées. Retour à la page de blog Expérimenter l’hypnose Si la lecture de cet article éveille votre curiosité et que vous souhaitez découvrir l’hypnose thérapeutique par vous-même, vous pouvez me contacter. Je propose également des séances d’hypnose ludiques et expérimentales à prix libre, dans la mesure de mes disponibilités. Ces séances donnent l’opportunité d’expérimenter l’hypnose sans objectif thérapeutique particulier, pour découvrir simplement comment cela se passe pour vous, et ce qui peut apparaître lorsque vous prenez un moment pour explorer votre monde Prise de contact
Changer de perspective sur l’hypnose
Changer de perspective sur l’hypnose Perte de contrôle ? Solution miracle ? … Et si l’hypnose était tout autre chose ? L’hypnose thérapeutique connaît un véritable essor ces dernières années et suscite de plus en plus de curiosité. Pourtant, entre fascination et inquiétude, souvent nourries par de nombreuses idées reçues, l’hypnose comme outil thérapeutique reste encore largement mal comprise. Il m’arrive souvent que quelqu’un me demande : « Mais au fond… qu’est-ce que c’est exactement l’hypnose ? » La question paraît simple. Pendant longtemps, j’ai eu tendance à y répondre en proposant l’une des définitions courantes parmi les nombreuses qui existent — et qui ne font d’ailleurs pas toujours consensus — en choisissant celle qui me semblait la plus pertinente. Aujourd’hui, je me demande parfois si cela est vraiment utile. Après tout, l’hypnose est d’abord un mot que nous utilisons pour décrire un phénomène, une expérience. Et il existe sans doute presque autant de manières de la définir que de personnes qui la vivent et l’expérimentent chacune à leur façon. Avant même d’essayer d’expliquer ce qu’est l’hypnose selon moi, je constate surtout une chose : depuis que l’hypnose « formelle » a été conceptualisée dans la première moitié du XIXᵉ siècle, elle suscite toutes sortes de représentations,peurs, fantasmes, inquiétudes… ou au contraire fascination et croyances presque magiques. Peur et fascination autour de l’hypnose Pour certaines personnes, rien que le mot hypnose peut susciter une certaine inquiétude. L’image la plus répandue est celle d’un état dans lequel quelqu’un serait « plongé » par un hypnotiseur qui prendrait le contrôle de l’esprit. D’autres imaginent exactement l’inverse : l’hypnose serait une sorte de solution miracle capable de résoudre presque n’importe quel problème. Ces deux représentations sont largement alimentées par la culture populaire : les films, les livres, les spectacles d’hypnose… mais aussi parfois par certains discours dans le domaine thérapeutique lui-même. Dans un cas comme dans l’autre, l’hypnose est présentée comme quelque chose de spectaculaire :soit inquiétant parce qu’elle impliquerait une perte de contrôle, soit fascinant parce qu’elle promettrait des transformations rapides et presque magiques. La réalité est généralement beaucoup plus nuancée. L’hypnose et la transformation personnelle Dans ma perspective, l’hypnose ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre ni à se transformer soudainement en une « meilleure version de soi-même », comme on le suggère parfois sur certains sites ou dans des discours promotionnels.En revanche, elle peut contribuer à modifier certaines croyances, habitudes ou automatismes qui limitent la personne dans sa vie. Dans un processus thérapeutique, elle peut clairement aider à activer des ressources déjà présentes mais parfois peu accessibles, libérer un potentiel et à activer des capacités déjà présentes chez la personne. Dans ce sens, elle peut aider quelqu’un à devenir davantage la personne qu’il ou elle souhaiterait être. On pourrait parler d’un processus d’actualisation du potentiel. La question du contrôle La question du contrôle mérite également d’être examinée avec nuance. Les avis sont partagés. Certains hypnotiseurs, thérapeutes ou magiciens se plaisent à entretenir l’idée d’une perte de contrôle spectaculaire — parfois parce que cela rend l’expérience plus impressionnante ou plus facile à vendre. D’autres praticiens de l’hypnose, chercheurs et théoriciens considèrent au contraire qu’une personne en état d’hypnose reste présente, consciente de ce qui se passe et capable d’accepter ou de refuser ce qui lui est proposé. Pour ma part, je pense qu’il est difficile d’affirmer des choses de manière totalement catégorique dans ce domaine. L’hypnose: un outil qui demande de la responsabilité Même si l’hypnose permettait d’exercer un certain contrôle à l’insu de la personne hypnotisée, on pourrait la comparer à un outil — comme un couteau — qui peut être utilisé pour faire du bien ou pour faire du mal. Ce ne serait pas l’outil lui-même qui serait à rejeter, mais sa mauvaise utilisation. Cette réflexion invite surtout à une certaine prudence. Comme dans toute relation d’accompagnement, il est important de choisir avec soin la personne avec laquelle on souhaite travailler. Dans une démarche d’hypnose thérapeutique, la qualité de la relation, le cadre proposé et l’éthique du praticien jouent un rôle essentiel. Une autre manière de comprendre l’hypnose thérapeutique Au-delà de ces représentations parfois extrêmes, l’hypnose est en réalité beaucoup plus simple — et aussi beaucoup plus intéressante. Dans le contexte de l’hypnose thérapeutique, elle ressemble souvent moins à une prise de contrôle qu’à un déplacement et une focalisation de l’attention. Les suggestions et les instructions proposées par l’hypnothérapeute vont permettre à la personne de diriger son attention vers certaines dimensions de son expérience intérieure : ses sensations, ses images mentales, ses souvenirs, comme des moments de sa vie où elle a fait preuve de ressources, de compétences ou de capacité d’adaptation. Peu à peu, l’attention se détourne du problème qui semblait occuper toute la place et s’ouvre à d’autres aspects de l’expérience : des expériences passées, des savoir-faire parfois oubliés, des sensations de calme, de confiance ou de clarté. Dans cet espace d’attention plus ouvert, certaines ressources intérieures déjà présentes deviennent accessibles et reprennent une place dans l’expérience actuelle. L’hypnose thérapeutique devient alors moins une technique spectaculaire qu’une manière d’accompagner quelqu’un à entrer en contact avec son propre monde intérieur : ses expériences, ses apprentissages, son imaginaire, son intuition et ses capacités de transformation. Et lorsque l’on commence simplement à observer ce qui se passe à l’intérieur de soi — ses sensations, ses images, ses souvenirs — il arrive souvent que certaines ressources apparaissent naturellement, presque comme si elles avaient toujours été là, attendant simplement d’être redécouvertes. Peut-être que la question la plus intéressante n’est finalement pas seulement : « Qu’est-ce que l’hypnose ? » Mais plutôt : Qu’est-ce qui devient possible lorsque nous apprenons à diriger autrement notre attention vers notre propre expérience intérieure ? Retour à la page de blog Expérimenter l’hypnose Si la lecture de cet article éveille votre curiosité et que vous souhaitez découvrir l’hypnose thérapeutique par vous-même, vous pouvez me contacter. Je propose ponctuellement des séances d’hypnose ludiques et expérimentales à prix libre, dans la mesure de mes disponibilités. Ces séances donnent
Child Coaching
La methode du Child coaching – une approche éducative pour favoriser l’autorégulation et la confiance des enfants Le Child Coaching est une méthode pragmatique et efficace pour accompagner les enfants ou adolescents ayant des difficultés sociales ou scolaires. Elle est adaptée aux enfants perçus comme difficiles ou intenses, qu’ils aient un déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, des troubles du comportement, des troubles alimentaires, obsessionnels-compulsifs ou autres. Pourquoi ? Un cercle vicieux s’établit lorsque les enfants reçoivent une attention négative constante pour leurs comportements problématiques. Cette attention, bien qu’elle cherche à corriger les comportements inappropriés, renforce ces comportements involontairement. Les réactions émotionnelles intenses des adultes, liées à leur propre stress, accentuent les problèmes au lieu de les résoudre. La méthode du Child Coaching permet de sortir de ce cercle vicieux en réorientant l’attention vers les compétences et les réussites de l’enfant ou de l’adolescent. Les adultes (parents ou professionnels) changent leur perspective et acquièrent les compétences pour agir comme des coachs efficaces qui voient et valorisent les comportements constructifs et qui favorisent la motivation des enfants à respecter les règles posées et à se responsabiliser. Comment ça fonctionne ? Le Child Coaching favorise la création d’un environnement et d’expériences concrètes dans lesquels l’enfant peut développer une bonne estime de soi et sa résilience pour faire face aux défis de la vie. La méthode s’appuie sur un cadre clair et structuré par neuf étapes distinctes, permettant d’évaluer les progrès et de maintenir l’engagement des adultes et des enfants tout au long du processus. Mes références Les enfants difficiles : Comment leur venir en aide. Manuel pratique de Child Coaching.Howard Glasser et Jennifer Easley . Ed. Person Education Présentation de la méthode Child Coaching Présentation détaillée de l’approche du Child Coaching : principes, fondements et objectifs de la méthode. Les enfants difficiles : sortir de l’impasse. Manuel pratique de Child Coaching.Christian Müller, Sarah Messmer. Éditions Dangles Les 9 étapes du Child Coaching Résumé structuré des 9 étapes de la méthode de Child-Coaching. Document pratique à destination des parents. Déroulement d’un accompagnement Avec la méthode Child coaching Prise de contact Par téléphone au 077 523 30 78, par mail ou via le formulaire de contact Première rencontre À domicile (60 à 90 minutes)Présentation des modalités d’ accompagnement, de la méthode child-coaching et analyse de la situation familiale Mise en place Jusqu’à 3 entretiens visant à compléter la mise en place de la méthode et l’ajuster en fonction des observations Bilan Bilan de l’accompagnement, de l’impact de la méthode et perspectives pour la suite. Retour à la page de blog Vous souhaitez avancer ? Je vous propose un accompagnement structuré et personnalisé pour dépasser vos blocages et retrouver davantage de clarté et de stabilité. En cabinet à Froideville ou à Lausanne, à domicile (région lausannoise, Vaud) ou en visioconférence. Prise de contact
La pratique de l’aïkido: un modèle inspirant pour l’accompagnement
La pratique de l’aïkido : un modèle inspirant pour l’accompagnement socio-thérapeutique et le travail sur soi Dans le cadre de mon congé sabbatique, je partage mon expérience personnelle avec l’aïkido. Dans cet article, j’explore les parallèles que je trace avec l’approche thérapeutique des Internal Family Systems (IFS) — une découverte récente. Cette rencontre entre pratique corporelle et travail intérieur nourrit ma réflexion sur l’accompagnement, l’acceptation de soi et le dialogue intérieur. L’aïkido : une voie de transformation Lorsque j’ai pris la décision de consacrer mon congé sabbatique à la pratique de l’aïkido, je pressentais déjà que cette discipline m’apporterait bien plus qu’une simple amélioration physique et technique. L’aïkido invite à transformer la confrontation en harmonie, à ne pas lutter contre la force de l’attaquant mais à l’intégrer et la rediriger. C’est cette vision du budō (voie martiale) que Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkido, a développée : pour lui, qui avait vécu les atrocités de la guerre, le budō ne pouvait plus se réduire à une simple maîtrise technique martiale, mais devait être une voie de transformation personnelle et spirituelle. Ueshiba considérait que le véritable budō ne cherchait pas à vaincre un adversaire, mais à réconcilier les forces en présence. Il affirmait que le but ultime du budō devait être « la paix, l’amour et la protection de toute chose ». Un apprentissage exigeant L’aïkido, en tant que voie, devient alors une philosophie du mouvement et de la relation à soi et aux autres. Cette pratique m’indique comment mieux être en harmonie avec mon environnement et avec moi-même. Après une longue interruption de seize ans, j’ai repris l’entraînement dans des dojos qui enseignent un style très différent de celui que j’avais connu auparavant. Cette reprise me confronte à certaines difficultés : de la frustration, de l’incompréhension et parfois la sensation d’avoir tout à recommencer, alors que mon niveau était auparavant assez avancé. Mais ces moments difficiles ne sont pas réservés aux débutants. Chaque partenaire, chaque interaction sur le tatami, avec sa personnalité propre, représente un défi d’adaptation. Et ces adaptations réussissent plus ou moins bien selon la situation. Cela génère parfois des questionnements, des doutes, et parfois aussi des moments de fierté ou de satisfaction. Sur le tatami, je n’affronte pas seulement l’autre, j’affronte surtout mon propre ego, qui réagit avec ses automatismes. La confrontation intérieure : un défi quotidien Ce n’est pas seulement durant l’entraînement que je rencontre ces difficultés. Alors que ce congé était censé être un temps de ressourcement et de réalisation de projets personnels, je me retrouve encore et encore confronté à mes limites, à mes frustrations, dans ma vie de père, de conjoint, d’homme qui a parfois l’impression de ne pas avancer, malgré tous mes efforts. Actuellement, ce sont aussi mes genoux qui imposent une pause, suite à une inflammation apparue après deux week-ends de stage. Encore une frustration… ou bien une opportunité de travailler avec la partie de moi qui réagit avec frustration ? Je réalise que dans mon quotidien professionnel habituel, entouré de collègues et de bénéficiaires, il m’était plus facile d’échapper aux émotions difficiles, car mon attention était naturellement tournée vers les autres. Durant ce congé, avec plus de temps pour moi, je me retrouve plus souvent face à mes pensées, mes émotions, mes croyances. Et je me rends compte – une fois de plus – que ce sont avant tout mes propres filtres intérieurs qui m’obstruent la vue sur un monde plein de possibilités. L’accompagnement avec l’ Internal Family Systems (IFS) comparé à l’aïkido : des postures similaires Confronté à ces adversaires intérieurs, je découvre une forme d’aïkido intérieur. Mes recherches personnelles m’ont amené à explorer le modèle thérapeutique des Internal Family Systems (IFS) (Schwartz, 2023), que j’aborde à la fois par la théorie (lectures) et la pratique, grâce à l’accompagnement d’une chère collègue hypnothérapeute, ainsi qu’à travers le travail que je mène avec des proches ou des clients. Dans l’aïkido, la confrontation dans un rapport de force est évitée. Plutôt que de bloquer ou repousser une attaque, on la redirige, on l’accompagne. Tori (celui qui exécute la technique) entre en concordance avec la force de l’attaquant pour transformer la dynamique du conflit. Ce principe repose sur l’acceptation de ce qui est. L’attaque existe : je ne la nie pas, je ne la fuis pas, je la reconnais et j’agis avec elle. Il en va de même dans l’approche IFS. Ce modèle propose que nous sommes composés de différentes parties intérieures, chacune ayant ses rôles, ses blessures, ses stratégies. Certaines de ces parties peuvent être protectrices, d’autres sont porteuses de douleurs profondes, et parfois, elles semblent s’opposer ou nous empêcher d’avancer. Le travail commence par les accueillir : « Je vois que tu es là, et je t’accepte ». Cette posture d’acceptation est essentielle et permet d’ouvrir un dialogue avec ces aspects de soi, au lieu de les combattre ou de chercher à les faire taire. La guidance bienveillante en aïkido et en accompagnement Les parallèles entre l’IFS et l’aïkido me paraissent évidents et résonnent aussi avec d’autres approches socio-thérapeutiques que j’utilise. Dans l’aïkido, l’attaquant doit accepter de se laisser guider, et les rôles changent constamment : Uke (celui qui attaque et qui « reçoit » la technique) et Tori (celui qui la « donne »). L’accompagnant est aussi dans cette posture : il s’adapte, sait où il veut amener, mais sans forcer. Et, idéalement, il apprend au client à incorporer ces deux rôles en lui-même, avec bienveillance et détermination. En IFS comme en hypnose moderne, ce n’est pas le thérapeute qui a la solution. Il accompagne, guide le client vers l’intérieur. C’est le client qui est l’expert de sa réalité. Si je veux imposer ma vision, il y aura confrontation. (Elle peut aussi avoir lieu, parfois être utile. Mais cet un mode de communication bien connu, et ce n’est pas le sujet ici.) Comme en aïkido : si je mets de la force, je crée à mon tour une résistance chez celui qui doit être guidé et, à partir de là, ce n’est plus
Une facette complémentaire en recherche psychocorporelle – l’axe intestin-cerveau
Durant mon congé sabbatique, mon focus est l’exploration de certaines approches
psychocorporelles, notamment la pratique de l’Aïkido. Pourtant, au début de ce congé
« sympathique », un contrecoup marqué s’est fait sentir.
L’aïkido comme pratique psycho-corporelle et la résilience
L’ Aïkido comme pratique psycho-corporelle et la résilience L’Aïkido favorise la résilience physique et psychique du pratiquant qui s’entraine à garder l’équilibre, à rester aligné et ancré et à esquiver une attaque sans la fuir. Le pratiquant de cet art martial apprend à utiliser l’énergie de l’adversaire plutôt que de la bloquer avec force face à une confrontation. Qu’est-ce que l’Aïkido L’ Aïkido est un art martial japonais qui met l’accent sur la redirection de l’énergie de l’adversaire plutôt que la force. En contraste avec des systèmes de self-défense, il s’agit d’une discipline et d’une voie (« do ») qui vise à développer l’harmonie entre les pratiquants, la concentration et la maîtrise de soi. Le terme « Aï » peut se traduire par « harmonie » ou « concordance » et le terme « Ki » se réfère à l’énergie de vie. On pourrait donc traduire ce terme par « la voie qui favorise la concordance de l’énergie de vie ». Dans ce sens on pourrait même dire qu’il s’agit d’un concept philosophique ou spirituel qui s’applique à des différents domaines de la vie. La résilience La résilience, dans la suite de travaux de Boris Cyrulnik, est un processus dynamique et le résultat de l’interaction entre l’individu et son environnement social et culturel. La résilience favorise une adaptation positive dans le cadre d’une adversité significative (Marie Anaut : 2005). Pour Cyrulnik, la résilience permet de se reconstruire suite à des traumatismes. La résilience est donc la capacité à se développer et à avancer positivement malgré des événements déstabilisants voire traumatisants. Il s’agit d’ un potentiel présent chez tout un chacun qui peut être activée spontanément lors de circonstances particulières ou stimulée par des procédures d’aide (éducatives, thérapeutiques etc.) Les effets de la pratique de l’Aïkido Selon mon expérience personnelle et mes observations dans les groupes de parents, je remarque que la pratique de l’Aïkido en groupe peut aider à rétablir la confiance en soi, le sentiment d’attachement et l’ouverture à de nouvelles perspectives, renforçant ainsi le sentiment de contrôle et de maîtrise en situation difficile. Dans le cadre de mon congé sabbatique, j’ai le désir de me reconnecter à la pratique de l’Aïkido, que j’ai arrêtée il y a 16 ans pour des raisons professionnelles et familiales. Pour moi, cette discipline est un exercice psycho-corporel parmi d’autres, qui me permet de me reconnecter à mon corps et de renforcer ma résilience, en rétablissant l’équilibre physiologique et psychologique. La pratique en groupe, avec des interactions avec différents partenaires, est particulièrement intéressante car elle m’aide à examiner ma façon de m’adapter et de me positionner face aux autres, même dans des situations de confrontation simulées. Dès les exercices d’échauffement, je travaille mon équilibre et ma stabilité. Lors des exercices dynamiques avec divers partenaires, je dois réajuster ma position, apprendre à rester centré et ancré face à une attaque. Mon rythme cardiaque s’accélère, ma respiration évolue, mon parfois j’en perds conscience, puis j’y reprends attention. Une technique exécutée avec une expiration fluide aura une efficacité et une fluidité supérieures à celles d’une technique exécutée avec une respiration interrompue. Les réactions de mon partenaire me servent de jauge pour calibrer et évaluer l’efficacité de mes actions. J’aurais pu choisir d’autres disciplines, comme le Feldenkrais, le Yoga ou le TaiChi, dont je connais les bienfaits car je les ai pratiqués plus ou moins régulièrement et ils m’accompagnent encore aujourd’hui. Toutes ces pratiques ont leur utilité et auront des effets positifs sur la régulation du stress, l’alignement du pratiquant et sa capacité d’adaptation pour renforcer la résilience. Mon choix de privilégier les arts martiaux, en particulier l’Aïkido, pour explorer la façon dont leur pratique renforce la résilience, résulte d’un alignement de circonstances. Cela me permet de me reconnecter à mon histoire et de perpétuer une pratique qui a fait ses preuves pour moi, tant personnellement que dans le contexte professionnel où j’œuvre. Référence bibliographique Anaut Marie (2005) : Le concept de résilience et ses applications cliniques. Dans : Recherche en soins infirmiers 2005/3 (N° 82), pages 4 à 11. Accessible sous : https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2005-3-page-4.htm Retour à la page de blog